«Une mission de soutien à la stabilisation» au Niger: Voilà ce que les chefs d’état-major de la CEDEAO ont évoqué ce jour

Réunis au Ghana pour deux jours pour discuter de l’éventualité d’une intervention militaire au Niger et des questions logistiques et stratégiques qu’elle comporterait, les chefs d’état-major des pays de l’espace communautaire CEDEAO prouvent, selon nombre d’observateurs, qu’ils sont des pantins aux mains des avalisateurs du plan du colonisateur blanc. Que retenir ce 17 août?

Déja c’est la deuxième fois que les chefs d’état-major se réunissent pour parler d’une éventuelle intervention au Niger. Cette fois-ci, c’est dix jours après que la conférence des chefs d’État de la Cédéao ait donné son feu vert pour une opération militaire en vue de restaurer l’ordre constitutionnel.

Selon les confrères de l’Agence France-Presse (AFP), le premier constat à l’ouverture de ce sommet est les absences remarquées des chefs d’état-major du Cap-Vert, et de la Guinée-Bissau, qui ont décliné l’invitation en raison de leur opposition à l’idée de l’emploi de la force. Ces absences s’ajoutent à celles plus attendues des chefs d’état-major du Niger, du Burkina, de la Guinée et du Mali. Quatre pays où les militaires ont pris le pouvoir par la force ces trois dernières années.

Quant à l’ouverture de ce sommet elle-même, elle était plutôt inhabituelle. Elle a duré une heure, pendant laquelle les différents interlocuteurs n’ont cessé d’appeler les États membres à la réussite de cette opération. Tout est déjà prêt, nous a dit un haut-représentant de la Cédéao, le but de ce sommet, c’est de choisir la date de l’intervention…

« Nous connaissons le risque », car l’opération militaire, à écouter le chef d’état-major du Ghana, est désormais décidée. Il affirme par exemple que les États membres vont mettre en place « une mission de soutien à la stabilisation ». « Nous allons accomplir notre tâche dans un chronogramme raisonnable », a-t-il ajouté.

Dans la même veine, le commissaire chargé des affaires publiques de la Cédéao, Abdel Fatau Musah, a déclaré que « les vaillantes forces de l’Afrique de l’Ouest sont prêtes à répondre à l’appel du devoir » contre « l’inflexibilité des militaires au pouvoir ». Il explique que la force en attente a déjà assez d’hommes pour une opération, qu’elle possède des ressources propres, que le soutien financier des pays occidentaux n’est pas obligatoire, même si cette « aide serait bienvenue ».

Abdel Fatau Musah a affronté les questions de la presse, et a défendu l’opération militaire sur le plan juridique et opérationnel. « Nous connaissons notre concept d’opération, nous connaissons le risque. Nous connaissons les opportunités et nous mettons tout cela dans la phase de planification. La planification est virtuellement terminée. Pour l’instant, cette réunion porte sur les engagements et sur le moment où nous commencerons à marcher vers le pays. »

Concernant une possible confrontation avec le Mali et le Burkina, Abdel Fatau Musah répond que ces pays ne contrôlent pas leur frontières avec le Niger, où opèrent l’État islamique et le Jnim. « Si j’étais eux, je me concentrerai sur les défis sécuritaires à l’intérieur » de leur propre territoire, a-t-il prévenu.

Pas un chemin facile
Enfin, l’ouverture de ce sommet a également consisté en une longue pédagogie pour répondre à toutes les critiques sur ces choix de la Cédéao, jugés belliqueux et très risqués.

Des militaires sans libre choix ?
Dès lors qu’un pays est partant pour l’opération militaire au Niger suivant la position de son président, son armée n’a visiblement aucun autre choix. C’est du moins ce que semblent dire les chefs d’état-major des pays de l’espace CEDEA0 à l’issue de leur première journée de la réunion de deux jours à Accra sur la situation au Niger.
Des pantins aux mains de Chefs d’Etat malades qui demeurent profondément dans les mains du colonisateur blanc. Comme l’écrivait quelqu’un, l’Afrique est malade de ses dirigeants.

Nous y reviendrons !

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