MRV pour l’action climatique objet d’un atelier de validation à Lomé
Le programme MRV pour l’action climatique est lancé à Lomé. C’est à l’occasion d’un atelier en présence des partenaires d’appui technique et financier du gouvernement canadien et de NovaSphère.
Une soixantaine de participants venus d’horizons divers ont répondu à cette rencontre de deux jours à Lomé, capitale togolaise. Il s’agit de toutes les catégories d’acteurs ; le secteur privé, le secteur public (acteurs du ministère de l’environnement et des ressources forestières ainsi que de tous les ministères concernés), les organisations de la société civile, les ONG, les universitaires et autres acteurs susceptibles d’être impliqués dans le processus de lutte contre les changements climatiques. Réunis autour de la thématique appelée « MRV pour l’action climatique » qui reste un programme du gouvernement canadien par rapport au renforcement de la gouvernance climatique et le système national de mesure notification et vérification, système communément appelé MRV, les participants ont eu à renforcer leurs capacités sur divers points notamment les objectifs de la Contribution déterminée nationale (CDN) du Togo et les secteurs prioritaires pour les actions d’atténuation des gaz à effet de serre (GES), les attributs du système MRV actuel du Togo, la feuille de route dans le développement dudit système pour le Togo et les acteurs pertinents.
En substance l’objet est de valider, selon les informations, la feuille de route nationale du programme MRV et de pouvoir retenir au moins deux projets pour le démarrage des activités.
Pour Liza Marroquin, chargé de programme à NovaSphère, « le Togo a une forte ambition en termes de contribution nationale au problème de l’environnement », raison pour laquelle le pays a été sélectionné pour bénéficier de cet appui financier de 2O millions dollars canadiens aux côtés de trois autres pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Les questions environnementales et spécialement les changements du climat sont aujourd’hui capitaux et préoccupent plus d’un ; il est important que chaque acteur apporte sa contribution pour une solution concertée contre le mal. Dans cette dynamique, souligne Dr Komlan Edou, point focal national MRV Togo, tous les acteurs susceptibles de pouvoir apporter quelque chose dans la lutte contre les changements climatiques sont vraiment interpelés. Les MRV constituent, explique M. Edou, « un système de suivi-évaluation qui est beaucoup plus spécifique aux questions de lutte contre les changements climatiques notamment les actions d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre pour avoir une traçabilité de tout ce qui est action ou soutien dont le pays bénéficie d’un partenaire technique et financier ».
Ce programme, renseigne-t-on, va couvrir «quatre années». Ses grands domaines sont : le renforcement de la gouvernance climatique, l’opérationnalisation de ce système de mesure notification et vérification afin de mieux assoir des arrangements beaucoup plus robustes devant permettre de préparer les rapports de transparence biennal à partir de 2024.
A l’ouverture de cet atelier, le Colonel Aouffoh Koffi, Secrétaire général du ministère de l’environnement et des ressources forestières représentant son ministre de tutelle a laissé entendre que « dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), notre pays le Togo a présenté sa Communication nationale initiale (CNI) en 2001, sa Deuxième communication nationale (DCN) en 2010, sa Troisième communication nationale (TCN) en 2015, son premier rapport biennal actualisé en 2017, son niveau de référence des forêts (NRF) de la REDD+ en 2020, son deuxième rapport biennal actualisé en 2021 et sa quatrième communication nationale en 2022, conformément à ses engagements au titre de la Convention et aux décisions 17/CP.8 et 2/CP.17 adoptées par les Conférences des parties ». « La préparation de ces différents rapports nationaux sur les changements climatiques a permis au pays de préparer ses inventaires nationaux de gaz à effet de serre (GES), d’évaluer les politiques et les mesures d’atténuation des GES, d’évaluer la vulnérabilité des secteurs socioéconomiques de développement, d’évaluer les besoins en financement climatiques et les aides reçues en la matière et d’élaborer le niveau de référence des forêts à travers la REDD+ », a conclu Col. Aouffoh.

Le système de mesure de notification et de vérification a permis au Togo, selon les informations, de décrire les progrès réalisés et toutes les actions initiées pour contribuer à l’effort global de limitation du réchauffement en deçà de 2°c au titre de ses engagements à travers les Contributions déterminées au niveau national. Aux termes des activités de la communauté des pratiques (Cdp) sur la mesure de notification et de vérification, quatre pays de la CEDEAO à savoir Ghana, Gambie, Libéria et le Togo, selon les sources , ont été sélectionnés pour bénéficier de l’appui financier des 20 millions de dollars canadiens afin de renforcer leurs systèmes nationaux axés sur ladite mesure.
Cet atelier qui prend fin ce mercredi 1er mars retient deux importants projets. Il s’agit du projet pilote de gouvernance participative de l’action climatique au niveau local et du projet de renforcement de capacités institutionnelles pour le suivi de la mise en oeuvre des CDN. Ces projets retenus par l’ensemble des participants, informe-t-on, recevront l’appui du gouvernement canadien dans le cadre du programme MRV et constituent les tous premiers projets à soutenir.
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