Récépissé N°0022/HAAC/12-2020/pL/P, lepointactu07@gmail.com

Société

L’importance du jeu dans le développement psychomoteur de l’enfant

Le jeu demeure inévitablement un allié précieux en rééducation kinésithérapeutique. Pour nombre de parents, d’observateurs au Togo comme ailleurs, le jeu est souvent perçu comme une simple distraction pour l’enfant. Pourtant, il est bien plus que cela : c’est son premier outil d’apprentissage, de construction et de rééducation.( Cet article est celui d’un expert nommé AGOUNKE Papa Kotchikpa; Masseur Kinésithérapeute diplômé d’État en abrégé «MKDE) à la CNAO à Lomé. Il est expert certifié en rééducation et réadaptation des cerebro-lesions qu’il s’agisse des adultes et ou des enfants, il est certifié en rééducation et réadaptation cardiorespiratoire et vasculaire).

Pour un bébé qui découvre le monde, pour un enfant qui apprend à marcher ou pour un jeune en rééducation, jouer n’est pas un luxe : c’est une nécessité.

Le jeu, un moteur essentiel du développement psychomoteur

Le bébé pour devenir grand, se développe par des acquisitions progressives a la fois au niveau du corps (moteur) et des fonctions mentales ( psyche).


Dès les premiers mois, le jeu stimule tous les sens de l’enfant. Chaque geste, chaque manipulation, chaque exploration contribue à construire son corps et son intelligence.
En jouant, l’enfant acquiert des éléments assez essentiels pour son développement. En substance, il renforce entre autres sa motricité globale (se retourner, ramper, marcher, courir), développe sa motricité fine (attraper, manipuler, construire), structure son équilibre et sa coordination, améliore sa perception de l’espace et du temps, renforce la confiance en lui-même, apprend à interagir avec les autres.

Dans un pays jeune comme le nôtre, où plus de la moitié de la population a moins de 20 ans, comprendre cette importance est primordial pour mieux accompagner nos enfants.

Le jeu au cœur de la rééducation kinésithérapique

En kinésithérapie pédiatrique, le jeu est un outil thérapeutique incontournable. L’enfant n’est pas un adulte miniature : il n’apprend bien que lorsqu’il prend plaisir.

Le thérapeute utilise donc le jeu pour :

  1. Motiver l’enfant

Un enfant ne fera pas un exercice répétitif par obligation… mais il courra volontier après une balle, imitera un animal ou rampera pour attraper un jouet.
Le jeu transforme l’effort en amusement, ce qui améliore les résultats de la rééducation.

  1. Travailler sans douleur psychologique

L’enfant peut être anxieux face à un hôpital ou à des exercices imposés. Le jeu apaise, rassure et humanise la prise en charge.
Il permet à l’enfant de coopérer naturellement, sans sentiment d’échec.

  1. Stimuler des zones du développement spécifiques

Chaque activité ludique/ par le jeu peut viser une compétence :

un puzzle : motricité fine (Capacité à faire les mouvements précis surtout avec les doigts et les mains ) + concentration

un ballon : coordination (Capacité d’utiliser plusieurs parties du corps ensemble, de façon harmonieuse (exemple attraper une balle, sauter a la corde..) + équilibre

jeux d’imitation : langage + gestuelle

parcours au sol : motricité globale (Capacité a effectuer de grands mouvements avec le corps exemple courir sauter, grimper) + tonus

Ainsi, le jeu devient un soin à part entière.

  1. Impliquer les parents

Au Togo, la famille a une place centrale. En rééducation, les parents apprennent des jeux simples qu’ils peuvent refaire à la maison.
Ces activités, même sans matériel sophistiqué, renforcent les progrès :
une bouteille en plastique, un chiffon, un seau, un ballon… deviennent des outils thérapeutiques.

Le rôle des parents : encourager le jeu au quotidien

L’enfant a besoin de sécurité, mais aussi de liberté pour explorer.

En guise de quelques conseils simples : laissez l’enfant bouger, grimper, ramper, courir (dans un environnement sécurisé), limitez les écrans, qui réduisent les interactions et la motricité, privilégiez les jouets simples et accessibles, participez au jeu car un enfant qui joue avec un parent s’épanouit plus vite.

Young mixed race parents with children having fun together outdoors, playing football on green grass

Par ailleurs, il est nécessaire d’encouragez, félicitez, valorisez les enfants : la confiance est un moteur de progrès.

Un appel à la société togolaise

Pour favoriser un développement harmonieux des enfants togolais, la place du jeu doit être reconnue : dans les familles, les écoles, les centres de santé, les quartiers.
Un enfant qui joue bien est un enfant qui se développe mieux, apprend mieux… et vit mieux.

Conclusion

Pour finir, le jeu est une langue universelle. C’est le moyen le plus naturel pour un enfant de grandir, de découvrir et de se soigner. En rééducation kinésithérapique pédiatrique, il est un outil puissant qui permet de stimuler les compétences, d’encourager la motivation et de reconstruire la confiance. Jouer, c’est se développer. Jouer, c’est guérir. Jouer, c’est grandir.

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