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Environnement

Bambou et rotin, ce sur quoi le Togo table pour davantage verdir son territoire


Le Togo accélère la mise en œuvre de sa stratégie de développement durable en misant sur le bambou et le rotin. En visite officielle à Lomé depuis vendredi, Kwaku Michael, directeur régional de l’Organisation Internationale pour le Bambou et le Rotin (INBAR), a eu une rencontre stratégique avec le ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, Foli Bazi Katari. Au cœur des échanges : le renforcement de la filière bambou-rotin dans le cadre du plan d’action national de reboisement.
Cette initiative conjointe s’inscrit dans un contexte où le Togo redouble d’efforts pour restaurer ses écosystèmes, lutter contre la déforestation et créer des opportunités économiques vertes. L’appui technique et stratégique de l’INBAR vise à faire du bambou et du rotin des espèces phares de cette transition écologique.
Ces vertus à découvrir…
Considérés comme des ressources renouvelables à croissance rapide, le bambou et le rotin présentent un fort potentiel dans divers secteurs clés. Outre leur contribution essentielle à la restauration des terres dégradées et à la stabilisation des berges, ces plantes peuvent être utilisées dans la production de bioénergie, le développement de l’agroforesterie, et surtout dans l’artisanat et la construction écologique.
Le gouvernement togolais voit dans cette filière un levier de croissance durable. “Le bambou et le rotin peuvent générer de nombreux emplois verts et favoriser l’accès à des financements climatiques”, ont souligné les autorités au sortir des discussions.
Une stratégie ambitieuse
Le ministère de l’Environnement entend renforcer les actions de reboisement à l’échelle nationale avec un accent particulier sur les zones vulnérables à la dégradation. L’objectif est de fournir aux communautés locales les moyens d’exploiter ces ressources de manière durable : outils, formations, accompagnement technique et appui financier.
En s’alignant sur les standards internationaux promus par l’INBAR, le Togo souhaite également positionner sa filière bambou-rotin sur les marchés régionaux et mondiaux, notamment dans le domaine de la construction durable, un secteur en pleine expansion.
Ce partenariat stratégique entre le Togo et l’INBAR illustre l’engagement du pays en faveur d’une économie résiliente et respectueuse de l’environnement. En misant sur le potentiel du bambou et du rotin, le Togo s’inscrit dans une logique de développement inclusif qui conjugue protection de la biodiversité, création d’emplois et valorisation des savoir-faire locaux.
« À travers ce projet, le gouvernement togolais entend répondre à un double enjeu : environnemental et socio-économique. Une initiative prometteuse qui confirme la volonté du pays de bâtir un avenir plus vert et plus durable. », renseigne-t-on.

Marc Okuwé

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