Les objectifs principaux de la déclaration finale de « Lome Peace and Security Forum »


Démarrée hier avec une cérémonie d’ouverture présidée par le Premier ministre du Togo Victoire Tomégah-Dogbé, la rencontre de haut niveau dénommée « Lome Peace and Security Forum » a pris fin ce dimanche.
Pour les participants, les transitions politiques doivent être guidées par les objectifs principaux de renforcement de la gouvernance démocratique, de consolidation de la résilience de l’État, des institutions et de l’État de droit dans un environnement caractérisé par l’émergence de nouveaux défis sécuritaires et Ia résurgence des changements anticonstitutionnels de gouvernement où il est indispensable de valoriser les expertises africaines dans la recherche de solutions aux problèmes africains.


En substance, ci-dessous, ce que dit la déclaration conformément aux textes des Nations-Unies, de l’Union africaine.
AU TITRE DU RENFORCEMENT DES TRANSITIONS VERS LA GOUVERNANCE
DÉMOCRATIQUE

  1. lnvitons les gouvernements des pays en transition à orienter résolument leurs actions et la conduite des processus vers la consolidation de la gouvernance démocratique. 2. Appelons à rendre les transitions politiques, qui doivent demeurer des occasions de changements, de réformes audacieuses et de transformations sociopolitiques profondes, plus inclusives et participatives. 3. Appelons en outre les pays en transition à æuvrer à la mise en place d’un cadre constitutionnel garant de l’équilibre des pouvoirs et des libertés fondamentales, respectueux des droits de l’homme et promoteur d’une société plus équitable et du bien-être des citoyens. 4. lnvitons à aller au-delà des approches purement formelles des transitions politiques pour en faire de véritables occasions de refondation et de consolidation des acquis démocratiques en tenant compte des spécificités locales et des exigences relatives à la restauration de l’ordre constitutionnel à travers des élections libres,
    justes, équitables et transparentes. 5. Affirmons que le développement économique, la démocratie, le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales sont interdépendants et se renforcent mutuellement. 6. Appelons à æuvrer à la promotion des droits socioéconomiques et
    culturels des citoyens à l’effet de renforcer la dimension sociale de la gouvernance démocratique.
    AU TITRE DU RENFORCEMENT DE LA RÉSILIENCE DES ÉTITS, DES INSTITUTIONS ET DE L’ÉTAT DE DROIT DANS UN CONTEXTE D’EXTRÉMISME VIOLENT ET DE TERRORISME
  2. Exhortons à bâtir en Afrique des architectures étatiques et institutionnelles solides et fortes capables de résister aux chocs endogènes et exogènes. 8. Appelons à la consolidation du rôle des États à travers le renforcement de leur présence dans toutes les localités de leurs territoires, de la confiance des populations dans les institutions démocratiques et au renforcement de l’Etat de droit.
  3. Appelons également à s’attaquer aux facteurs de fragilité et de vulnérabilité ôui nuisent à la résilience des États et des institutions, notamment les conflits internes, les tensions ethniques, le crime transnational organisé, I ‘extrémisme violent et le terrorisme, les conflits entre États, la cyber sécurité et l’insécurité climatique. 10. Exhortons à lutter contre la pauvreté, les inégalités économiques, les différends internes, les conflits armés, la corruption, les injustices, la mauvaise gouvernance, le déficit démocratique, la faiblesse des institutions, l’absence d’État de droit et les chocs exogènes qui sont des facteurs de fragilité et d’instabilité pouvant entraver la gestion des transitions politiques vers la consolidation de la gouvernance démocratique. 11. Réaffirmons la nécessité d’inclure les jeunes et les femmes dans l’élaboration et la mise en œuvre de toute politique touchant au développement socioéconomique de nos sociétés, gage d’inclusivité et de paix sociale. 12. Réitérons le principe de tolérance zéro de l’Union Africaine à l’égard des changements anticonstitutionnels de gouvernement, comme l’indique explicitement la Déclaration de Lomé de juillet 2000 ; soulignons que les moyens non démocratiques d’accession au pouvoir accentuent la fragilité de l’État, affaiblissent les institutions nationales, l’État de droit et la cohésion sociale. 13. Réaffirmons la nécessité absolue pour les États de s’attaquer aux causes structurelles et aux conditions qui favorisent les changements anticonstitutionnels de gouvernement. 14. Soulignons que les ingérences étrangères et les intérêts géopolitiques des grandes puissances sont de nature à aggraver la fragilité de nos pays et les menaces à la paix, à la stabilité, à la consolidation démocratique et au développement. 15. Invitons les États en transition à recourir aux voies et mécanismes de règlement pacifique des différends et à renforcer I ‘autonomisation et la résilience des populations réduisant leur vulnérabilité. 16.Appelons les pays en transition à mettre en æuvre des politiques de réconciliation et renforcement de l’unité nationale adaptées à chaque contexte.
    AU TITRE DE L’ACCOMPAGNEMENT DES TRANSITIONS POLITIQUES AUX PLANS SOUS-RÉGIONAL, RÉGIONAL ET INTERNATIONAL
    17.Appelons l’Union Africaine et les organismes régionaux, ainsi que les partenaires, à soutenir les transitions politiques inclusives dans les pays africains touchés, sous la forme d’une réponse et d’un engagement robustes pour approfondir la démocratie et assurer la sécurité collective. 18.Soullgnons que les organisations sous-région ales, régionales et internationales doivent renforcer leur rôle de médiation et faciliter le dialogue et la compréhension mutuelle entre les parties prenantes ainsi que de rechercher les compromis nécessaires pour parvenir à des transitions pacifiques et constructives. 19.Appelons les organisations sous-régionales, régionales et internationales à éviter le conflit et le chevauchement des agendas dans le suivi et l’accompagnement des transitions politiques. 20.Demandons aux organisations sous-régionales, régionales et internationales de soutenir davantage les efforts nationaux de renforcement du rôle et de la présence des États en transition sur l’ensemble de leurs territoires et à les accompagner dans la mise en æuvre des politiques de développement et de lutte contre la pauvreté, surtout dans les zones les plus défavorisées. 2l. Soulignons la nécessité de définir des périodes de transition de manière consensuelle et inclusive tenant compte des impératifs de renforcement des institutions et de traitement des causes profondes de la crise. 22.lnvitons à la vigilance dans I ‘accompagnement des transitions politiques afin d’éviter que les périodes de transition ne deviennent des terreaux fertiles à la rupture de la paix, au développement d’activités subversives, séparatistes et terroristes. 23.lnvitons en outre les organisations sous régionales, régionales et internationales à faire preuve de créativité et à établir un diagnostic contextualisé des cas et situations de transition afin de sortir des cadres normatifs habituels pour proposer des réformes de l’État et des institutions répondant aux aspirations de tous. 24.Appelons à un dialogue constructif avec les pays en transition et à un accompagnement efficient en adaptant les solutions et les initiatives d’appui à la situation spécifique de chaque pays. 25. Soulignons la nécessité de la prise en compte du contexte sécuritaire régional dans l’accompagnement des transitions politiques au Sahel et en Afrique de l’Ouest. 26. Demandons aux organisations sous-régionales, régionales et internationales de procéder à une mise à jour de leurs actions de suivi et d’accompagnement des transitions politiques, à renforcer les dispositifs de monitoring des situations et à créer des centres d’intelligence et de réflexions stratégiques et géostratégiques pour soutenir leurs processus décisionnels. 27. Soulignons néanmoins que I ‘efficacité de l’intervention des organisations sous-régionales, régionales et internationales dans les transitions politiquées dépend d’autres facteurs dont la volonté politique et la disponibilité des gouvernements de transition à coopérer avec elles.
    AU TITRE DE LA PROMOTION DE LA PAIX, DU DIALOGUE, DE LA MÉDNTION, DE LA FACILITATION ET DE LA VALORISATION DES SOLUTIONS AFRIGAINES AUX PROBLÈMES AFRICAINS
  4. Saluons la création de Lomé Peace and Security Forum dont la vocation est d’être une plateforme permanente au service du dialogue, de la médiation, de la facilitation, de la négociation, de la paix et de la sécurité en Afrique. 29.Appelons à un cessez-le-feu immédiat au Soudan, à la cessation des menées des groupes armés à l’Est de Ia République Démocratique du congo et au dialogue entre libyens en vue d’organisation rapides des élections et au soutien à la lutte antiterroriste au sahel, en somalie et au Nord du Mozambique. 30. Exhortons les groupes armés du Nord de la République du Mali, la République Centrafricaine et du Tchad à intégrer ou à réintégrer les processus de paix dans les trois pays. 31. Soulignons la nécessité pour les organisations sous-régionales, régionales et internationales de renforcer davantage leur engagement au service de la diplomatie préventive afin de prévenir Ies conflits et les crises, faciliter les pourparlers de paix, soutenir la résolution pacifique et diplomatique des différends sur le continent. 32. Encourageons les élites africaines à développer des solutions adaptées aux besoins spécifiques de I ‘Afrique, aussi bien dans le domaine économique, des infrastructures, de la recherche, de l’innovation, de la formation que dans le domaine politique, de la prévention, de la gestion et du règlement des conflits. 33. Restons persuadés que le regain d’intérêt actuel pour le panafricanisre en Afrique et au sein des diasporas africaines et l’effectivité de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) permettront à l’Afrique d’améliorer sa représentativité dans la gouvernance mondiale et sa part dans le commerce mondial. 34. Saluons le lancement par le Togo, le 03 mai 2003, de l’Alliance politique Africaine dont la première édition de Lomé Peace and Secuiity Forum constitue la première activité phare et le projet d’organisation, en2024à Lomé, du 9è Congrès panafricain porté par le Togo et l’Union Africaine sur le thème « Renouveau du panafricanisme et rôle de t’Afrique dans la réforme des institutions muttitatérales : mobitiser/es resso urces ef se réinventer pour agir ».
    AU TITRE DE LA MISE EN OEUVRE ET DU SUIVI DES RECOMMANDATIONS
  5. Demandons au Togo, conformément à l’esprit et à la lettre de la présente Déclaration, de travailler, en collaboration avec les autres Etats, les acteurs sous régionaux, régionaux et internationaux, à la mise en œuvre des recommandations pertinentes issues du Forum. 36.Invitons l’Alliance Politique Africaine, structure initiatrice de Lomé Peaceand Sec urity Forrtm, à mettre en place un cadre de plaidoyer et de facilitation pour capitaliser sur les acquis de la première édition dans I ‘optique d’un accompagnement des transitions politiques vers une gouvernance démocratique ainsi qu’à prendre des initiatives de médiation et de dialogue en faveur ‘de la paix et de la sécurité sur le continent. 37.Féticitons S.E.M. Faure Essozimna GNASSINGBÉ, Président de la République Togolaise, pour son leadership sur les questions de paix et de médiat-rn en Afrique el remercions le gouvernement et le peuple togolais pour leur accueil chaleureux et la tenue effective de la première édition de Lomé Peace and security Forum. 38.Joignons notre voix à celle du Togo pour remercier I’ensemble des acteurs et des partenaires qui ont appuyé, de diverses manières, l’organisation de la première édition de Lomé Peace and Security Forum.

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